Message à l'attention d'une voyageuse qui se serait égarée sur ces pages.
Qui m'aurait laissé un mot, sans laisser d'adresse. 

Je ne veux pas laisser mon mail sur ces pages,
si tu me donnes le tiens, je t'écrirais.

Mardi 14/06/11 (13:33)

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I wonder what it would have been to be friend when we were child.
I wonder what it would have been if I havn't fall in love with her.
I wonder what it would have been if she loved me back.

And I will always do.

Je suis absolument perdue & au milieu de tout ce vide, il suffit que je la revoie pour me retrouver. En pleurer, en étouffer de panique, d'angoisse de voir ma vie m'échapper, mes rêves écroulés crisser sous mes pieds & mes ambitions s'effriter devant la réalité. Mais savoir exactement qui je suis.

Mercredi 08/06/11 (0:38)

Connard. Tes yeux trop noirs, ton sourire trop grand. Tu es comme les autres, finalement. La vie qui s'étend, l'envie qui s'écroule. Repousser sans cesse les avances non voulues. Soupirer de celles qui nous échappent. Connard. Les mots qui fusent. Vulgaires. Ceux que je n'arrive pas à dire. Secret par omission. Par aphasie. La vie qui continue. Inlassablement.

http://lullaby-in-lunacy.cowblog.fr/images/tumblrlk0qjepdJ01qjnucjo1500large.jpg

Vendredi 27/05/11 (17:41)

& tout ce que je tais, ce que je
                                                 cache.
encore pour longtemps?
       ça se craquèle au fond, 
comme un puit sans eau 
    ça s'assêche, inutile

         il y a des souvenirs incrustés
dont on ne sait plus s'ils se nourissent
  du passé
            ou empoisonnent le présent


    ce miroir qui me renvoit toujours
cette même image, et
     toujours cette même mélodie
qui se répète sans fin.

       Est-ce que demain existe encore?

J'avance, un pas après l'autre
d'enjambées, de course

et ce miroir.
Mur incrusté de la peinture des souvenirs
qui se craquèlent.
et ce regard
                 droit devant
qui ne sait pas ce qu'est demain

                            les yeux noyés d'hier


   Tout est flou. Ce que je veux, ce que je dois, 
   ce que je peux.
   Des jours, des semaines. Des mois.
   Grimper encore une marche, une nouvelle
   claque.
   Souffrir encore un peu. Plus.
 

Vendredi 13/05/11 (1:13)

"On m'a brisé le coeur, Maman". Cette phrase m'a traversé l'esprit ce matin & ne me lache plus depuis. Cette sensation que mon coeur est en petits morceaux, cassé comme une cheville qui se serait tordue, tout gonflé et douloureux. Ca prend de la place dans ma cage thoracique, ça m'empêche de respirer convenablement, ça déclenche régulièrement des soupirs. Comme pour tenter d'apporter un peu d'air à se corps qui se noie. Etrange, de voir à quel point un état mental influe sur la condition physique, rendant réalistes toutes ces phrases empruntées que l'on a toujours entendues. "Avoir le coeur gros". Oh oui, il m'emcombre de sa lourdeur, pèse sur chacun de mes gestes. "Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire". Respiration lourde qui accroche les pensées. J'ai le blues, tout simplement, l'envie de me foutre sous ma couette, de pleurer toutes les larmes de mon corps. Et cesser de penser.

Mercredi 11/05/11 (11:36)

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